Les 1001 façons de se faire exclure des JO

En dehors du dopage, il existe mille et une autres façons, plus ou moins étranges, de se faire exclure des Jeux d’hiver. En saut à ski, par exemple, le malheureux compétiteur qui ne remonte pas intégralement la fermeture Eclair de sa combinaison risque bien plus qu’un coup de froid.

Son oubli peut lui valoir une disqualification pure et simple.

Pour éviter qu’un sauteur cherche à améliorer sa portance au vent en prenant l’allure du bonhomme Michelin, les règles sont formelles: sa combinaison doit épouser son corps.

Durant l’épreuve du combiné nordique jeudi, l’Allemand Björn Kircheisen a été accusé par les Finlandais de ne pas avoir totalement fermé sa combinaison.

La contestation a été rejetée par les commissaires, à l’unanimité.

Autre aspect du réglement qu’a découvert le Japonais Masahiko Harada, lors des qualifications pour le petit tremplin: la longueur des planches ne doit pas excéder la taille du sauteur multipliée par le coefficient 1,46.

En ski alpin, autre règle arithmétique: la Britannique Chemmy Alcott n’a pas pu prendre le départ du combiné vendredi parce que des skis ont été jugés trop étroits… de 0,2 mm.

Le règlement du ski de fond n’hésite pas à pénaliser les stakhanovistes: sera disqualifié le compétiteur qui skie plus d’une manche de relais.

Plus mystérieux: les fondeurs ne peuvent prendre part à la course que s’ils sont clairement identifiables.

Ainsi le Costaricien Arturo Kinch, 49 ans, affublé d’une perruque et d’une fausse moustache, aurait-il pu être exclu de la compétition. Trébuchant dès les premiers mètres de l’épreuve du 10 km classique, il a finalement terminé à la 96e place.

La stricte application des partenariats commerciaux noués avec les sponsors peut, elle aussi, être un motif d’exclusion.

Malheur au compétiteur ou au spectateur qui consommerait un produit interdit. Comprendre: un produit dont la marque ne soit pas sponsor officiel des Jeux.

Ce qui explique pourquoi l’ensemble des athlètes doit courir aux Jeux sans aucun sponsor.

L’usage d’un vocabulaire trop familier peut aussi s’avérer pénalisant.

Après avoir manqué ses cinq tirs, le biathlète américain Jay Hakkinen a failli être disqualifié dans l’épreuve du sprint pour avoir laissé échapper quelques jurons.

Son entraîneur l’a pourtant rassuré aussitôt: lui n’avait rien entendu.

source :
Reuters

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